e-invoicing
e-invoicing est la nouvelle offre du portail ASPOne.fr dont l’objet est de vous permettre de vous mettre en conformité avec les attentes de l’Administration fiscale relatives à la réforme de la facturation électronique entrant en vigueur en septembre 2026.
Tout client abonné à l’offre récupérera automatiquement les factures de ses fournisseurs
- Permettre la saisie des factures
- Contrôles légaux et mentions obligatoires
- Contrôles des SIREN via l’Annuaire
- Auto-facturation
- Génération au format cible
- Transmission des factures aux clients/acheteurs aux PA déclarés
- Archivage 10 ans
- Scellement certificat RGS***
- Statuts des factures (déposées, rejetées, refusées, encaissées)
- Paiement des factures Fournisseurs
- Synthèse des Factures E/S
- Répartition HT/Taux TVA
- Actions (accepté/rejeté/payé/...)
Génération d’une facture en Factur-X à partir de la récupération d’un PDF ou d’un JPEG en facture entrante (Fournisseur)
Nos partenaires Marques Blanches pourront s’adosser à l’offre e-invoicing d’ASPOne.fr
Une offre vouée à évoluer en fonction des besoins clients pour les accompagner dans leur gestion.
L’obligation pour les entreprises établies en France d’émettre et de recevoir des factures électroniques s’appliquera progressivement à partir du 1er septembre 2026. Dans le cadre de cette obligation, il est impératif de choisir une plateforme agréée par l’État.
L’obligation d’émettre des factures électroniques prendra effet :
- le 1erseptembre 2026 pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) ;
- le 1erseptembre 2027 pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les micro-entreprises.
L’obligation de recevoir des factures électroniques s’appliquera pour l’ensemble des entreprises dès le 1er septembre 2026.
L’appartenance à une catégorie s’apprécie au niveau de chaque personne juridique :
- Micro-entreprise : Moins de 10 salariés et un chiffre d’affaires annuel ou un total de bilan n’excédant pas 2 millions d’€ ;
- PME : Moins de 250 salariés et un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 50 millions d’€ ou un total de bilan n’excédant pas 43 millions d’€ ;
- ETI : Moins de 5 000 salariés et un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 1 500 millions d’€ ou un total de bilan n’excédant pas 2 000 millions d’€ ;
- Grandes entreprises : cette catégorie est constituée des entreprises qui ne sont pas classées dans les catégories précédentes.
ASPOne.fr a fait le choix d’intégrer l’offre de Factures Dématérialisées de la société Cecurity.com. A ce titre, nous intervenons en tant qu’OD (Opérateur de Dématérialisation) adossés à la PA (Plateforme Agréée) Cecurity.com. Dès mars 2026, la possibilité de vous enregistrer dans l’annuaire de la DGFiP en indiquant le choix de notre plateforme agréée vous sera proposée, ce qui nous le rappelons est une obligation imposée par la réforme.
Les opérateurs établis en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion sont concernés par la facturation électronique et l’e-reporting, la TVA étant applicable dans ces départements.
Ne sont donc pas concernés par la facturation électronique :
- La Guyane ;
- Mayotte ;
- Saint-Pierre-et-Miquelon ;
- Saint-Barthélemy ;
- Saint-Martin ;
- La Nouvelle-Calédonie ;
- La Polynésie française ;
- Wallis-et-Futuna ;
- Les Terres australes et antarctiques françaises.
Les objectifs de cet important changement sont multiples pour l’administration fiscale :
- Lutter plus efficacement contre la fraude à la TVA ;
- Améliorer la compétitivité des entreprises grâce à la dématérialisation. Celle-ci permet une diminution des délais de paiement et donc une baisse de la charge administrative ;
- Simplifier, à terme, les obligations déclaratives de TVA grâce au pré-remplissage des déclarations ;
- Améliorer la connaissance de l’activité des entreprises en temps réel.
De plus, de nouvelles mentions devront être ajoutées sur les factures émises au 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et au 1er septembre 2027 pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les micro-entreprises :
- Le numéro SIREN du client ;
- L’adresse de livraison des biens, lorsqu’elle est différente de l’adresse de facturation ;
- L’information selon laquelle les opérations donnant lieu à une facture sont constituées exclusivement de livraisons de biens ou de prestations de services ou sont constituées de ces deux catégories d’opérations ;
- Le paiement de la TVA sur les débits, lorsque le prestataire a opté pour celui-ci.
La facturation électronique concerne l’ensemble des opérations réalisées entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA. Sont donc soumis à la facturation électronique :
- Les livraisons de biens ou les prestations de services situées en France qu’un assujetti effectue avec un autre assujetti et qui ne sont pas exonérées de TVA ;
- Les acomptes se rapportant à ces opérations ;
- Les livraisons aux enchères publiques de biens d’occasion, d’œuvres d’art, d’objets de collection ou d’antiquité.
Vous l’aurez compris, sous cette réforme, beaucoup de choses vont changer ! Et c’est notamment le cas des formats de vos factures. Pour cela, trois formats spécifiques ont été retenus :
- Le format Cross Industry Invoice (CII)
- Le format Universal Business Language (UBL)
- Le format mixte (Factur-X), constitué d’un fichier de données structuré au format XML et d’un fichier PDF.
En cas de non-respect des obligations liées à la réforme de la facturation électronique, différentes sanctions peuvent être appliquées. Le risque majeur serait évidemment de paralyser l’activité de votre entreprise, qui ne peut ni émettre ni recevoir les factures. Que ce soit pour vous, ou l’image de votre entreprise, il vaut mieux éviter ça !
- En cas de défaut de facturation électronique, une amende de 50 € par facture peut être imposée.
- Le non-respect de l’obligation de e-reportingpourra entraîner une amende de 500 € par défaut de transmission, avec un plafond annuel maximum de 15 000 €.
- Si vous ne désignez pas une Plateforme Agréée en réception des factures, vous vous exposez à une amende de 500€, puis 1000 € tous les trimestres.
Le risque va au-delà de ces deux types d’amendes : dans le nouveau système, toutes les irrégularités seront flagrantes, et les entreprises se verront plus facilement condamnées pour non-respect de la LME (Loi de Modernisation de l’Économie), ou parce qu’elles ont omis certaines des nombreuses mentions obligatoires sur leurs factures, comme la référence à un bon de commande.
Le périmètre de la réforme comporte trois volets différents liés à la nature des clients et des opérations que vous réalisez :
1. La facturation électronique : elle concerne toutes les opérations d’achats et de ventes de biens et/ou de prestations de services réalisées entre les entreprises établies en France et assujetties à la TVA française, y compris les entreprises bénéficiant du régime de la franchise en base. À partir de cette facture électronique, des données seront transmises à l’administration (directement par la plateforme gérant la transmission de la facture).
2. La transmission électronique à l’administration des données des transactions (ou e-reporting de transaction) : elle concerne les opérations de ventes et/ou de prestations de service avec des personnes non assujetties par exemple des particuliers, ou des transactions avec des opérateurs établis à l’étranger (exportations, acquisitions et livraisons intracommunautaires…).
3. La transmission électronique à l’administration des données de paiement ou données d’encaissement (ou e-reporting de paiement) : elle concerne les opérations dont la TVA est exigible à l’encaissement, par exemple les prestations de services, quand l’entreprise n’a pas opté pour le paiement de la TVA sur les débits ou que l’opération ne donne pas lieu à autoliquidation (prestations dans le bâtiment par exemple). Il s’agit du montant encaissé par l’entreprise servant à déterminer la TVA collectée exigible à déclarer à l’administration.
Elle concerne l’ensemble des entreprises assujetties à la TVA, c’est-à-dire toutes les entreprises quel que soit le chiffre d’affaires qu’elles réalisent, leur forme juridique ou leur régime d’imposition, y compris les entreprises bénéficiant de la franchise en base, y compris les indépendants ou les professions libérales. Les micro-entrepreneurs (ou auto-entrepreneurs) sont donc concernés par la réforme. Même une entreprise qui n’émet pas de facture est concernée par la réforme : elle devra être en capacité de recevoir des factures électroniques de ces fournisseurs et pourrait avoir à transmettre des données complémentaires à l’administration.
Les factures entre entreprises françaises devront être transmises obligatoirement sous un format électronique par l’intermédiaire d’un tiers, appelé plateforme agréée. Pour répondre pleinement aux objectifs de la réforme, la facturation électronique est complétée de la transmission de données à l’administration.
Chaque facture électronique suit un cycle de vie ponctué de statuts obligatoires :
- déposée
- rejetée
- refusée
- encaissée
auxquelles peuvent s’ajouter des états complémentaires : émise, approuvée, en litige, suspendu… pour un suivi plus fin du traitement.
Ces statuts, échangés entre les acteurs via les plateformes, assurent un suivi complet et en temps réel du traitement des factures. Cette traçabilité renforce la confiance entre partenaires commerciaux et facilite le rapprochement comptable, le pilotage de la trésorerie et la maîtrise du poste client-fournisseur. En offrant une visibilité accrue sur chaque étape, la gestion des cycles de vie devient un véritable levier de performance pour les directions financières.
Une facture électronique devra :
- respecter un format donné (UBL, CII ou tout format mixte composé d’un fichier de données structurées et d’un fichier image comme Factur-X) ;
- comporter les mentions obligatoires d’une facture sous un format donné dans un champ dédié (par exemple le numéro de SIREN du fournisseur et du client, la date d’émission de la facture, l’adresse complète de livraison du bien ou du service si différente de l’adresse du client, …) ;
- être transmise au client par l’intermédiaire d’une plateforme agréée, partenaire de l’administration.
Par conséquent, la facturation électronique, comme on peut l’entendre aujourd’hui, sous la forme de facture « papier » scannée, de PDF ordinaire, de document envoyé par mail, ne sera plus conforme à la réglementation.
Les nouvelles obligations en matière de facturation électronique s’appliquent à toutes les entités assujetties à la TVA, qu’il s’agisse d’associations ou d’entreprises. Pour savoir si votre structure est concernée, il faut distinguer trois situations.
| Type d’association | Caractéristiques | Obligations |
|---|---|---|
| Association exerçant uniquement des activités non lucratives | Non assujettie à la TVA | Aucune obligation |
| Association exerçant des activités économiques accessoires | Activités lucratives marginales, recettes < 80 011 €/an Non assujettie à la TVA | Aucune obligation ni e-invoicing, ni e-reporting, ni réception de factures électroniques |
| Association assujettie et exonérée de TVA (art. 261 à 261 E du CGI) | Ex. : formation professionnelle continue, location de locaux nus Assujettie mais exonérée | Obligation de recevoir des factures électroniques à partir du 1er sept. 2026 uniquement. Pas d’obligation d’émettre ni d’e-reporting. |
| Association exerçant des activités économiques (assujettie à la TVA) | Assujettie à la TVA et aux impôts commerciaux | Obligation d’e-invoicing et d’e-reporting |
- L’association qui exerce uniquement des activités non lucratives
Si votre association mène exclusivement des activités à but non lucratif, elle n’est concernée ni par l’émission, la transmission ou la réception de factures électroniques (e-invoicing), ni par la transmission des données de transaction (e-reporting).
Si vous achetez des biens ou des services auprès d’un fournisseur, c’est ce dernier qui aura l’obligation
effectuer un e-reporting auprès de l’administration. - L’association qui exerce des activités économiques accessoires
Votre association à but non lucratif exerce des activités lucratives accessoires (vente de produits, organisation de manifestations, etc.) ? Si sa gestion est désintéressée, ses activités lucratives représentent une part marginale de son financement et les recettes issues de ces activités ne dépassent pas 80 011 euros par an (seuil applicable en 2025), elle est alors considérée comme non assujettie à la TVA. Dans ce cas, elle n’est soumise à aucune obligation : ni e-invoicing, ni e-reporting, ni même l’obligation de recevoir des factures électroniques à compter du 1er septembre 2026. C’est le fournisseur qui aura l’obligation effectuer un e-reporting auprès de l’administration. - L’association assujettie et exonérée de TVA
Si votre association est assujettie à la TVA mais bénéficie d’une exonération spécifique prévue aux articles 261 à 261 E du CGI (formation professionnelle continue, location de locaux nus à usage d’habitation, etc.), elle n’est pas soumise à l’obligation d’émettre des factures électroniques ni de transmettre des données de transaction ou de paiement. En revanche, elle doit être en capacité de recevoir des factures électroniques à compter du 1er septembre 2026. - L’association assujettie à la TVA
Votre association peut être assujettie à des impôts commerciaux comme la TVA. C’est le cas si sa gestion n’est pas désintéressée et si ses activités entrent directement en concurrence avec celles des entreprises.
Dans ces conditions, elle est concernée à la fois par l’obligation d’e-invoicing et par l’obligation d’ereporting, au même titre qu’une entreprise assujettie à la TVA.
Cependant, l’obligation d’émettre des factures électroniques (e-invoicing) ne sera obligatoire que pour les achats et les ventes de biens ou de prestations de services eƯectuées entre deux entités (vendeur et
acheteur) établies en France et assujetties à la TVA. Ainsi, si votre association eƯectue une transaction avec un particulier ou avec une entreprise étrangère, elle ne sera pas tenue d’émettre une facture électronique, mais seulement de transmettre à l’administration ses données de transaction (e-reporting).
À noter : les associations qui passent des marchés publics avec l’État, les établissements publics ou les collectivités territoriales sont déjà soumises à l’obligation de facturation électronique, par l’intermédiaire du portail Chorus Pro.